Les fondements d’une théorie de la justice globale à partir de l’approche par les capacités
Nussbaum, Par-delà la compassion et l’humanité, justice pour les animaux non humains
Cet article trouve place dans un recueil de textes réunis par H.-S. Afeissa et J.-B. Jeangène Vilmer et paru en mai 2010 : Philosophie animale. Différence, responsabilité et communauté. Le recueil est structuré en trois parties : « Humanité et animalité », « Ethique animale » et « La communauté des êtres humains et des animaux ». Le texte de M. Nussbaum (pages 224-268) clôt la deuxième partie et propose une transition efficace vers la troisième partie qui se propose d’analyser les modalités par lesquelles pourrait s’opérer une communauté juridique et morale entre humanité et animalité. En effet M. Nussbaum propose, à l’aune d’une exigence de justice globale, de transposer l’approche par les capabilités qu’elle a théorisée avec A. Sen à la question de la justice envers les animaux non-humains qui sont appréhendés comme des agents capables de se mouvoir en direction de leur bien propre. Les implications de cette transposition sont notamment, d’un point de vue théorique, la reconnaissance d’un certain nombre de capacités fondamentales aux animaux, et d’un point de vue pratique, la défense de la nécessité d’un engagement politique envers une réforme du traitement des animaux.
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